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Synergie des capteurs spatiaux européens OLCI-SLSTR pour l’étude à long terme de la couleur de l’océan des eaux côtières

publié le , mis à jour le

Université : Université du Littoral Côte d’Opale

Ecole doctorale : SMRE

Filière doctorale : GEPO - Géosciences, Ecologie, Paléontologie, Océanographie

Titre de la thèse : « Synergie des capteurs spatiaux européens OLCI-SLSTR pour l’étude à long terme de la couleur de l’océan des eaux côtières ».

Direction  : Hubert Loisel (PR)

Co-direction  : Cédric Jamet (MCF) (passage HDR prévu au 1er semestre 2016, inscription en septembre 2015)

Email de contact  : cedric.jamet@univ-littoral.fr

Laboratoire(s) de Rattachement : Laboratoire d’Océanologie et de Géosciences, UMR LOG 8187
Financement prévu  : 50% Région Nord Pas de Calais, 50% GIS COOC ou ULCO
Programme(s) de Rattachement : Groupe de travail international Sentinel-3A Calibration/Validation, projet S3VT financé par le Centre National d’Etudes Spatiales

Sujet de thèse
A l’automne 2015 sera lancé le satellite Sentinel-3A par l’agence spatiale européenne (ESA). A son bord, deux instruments étudieront l’océan global et côtier : OLCI (couleur de l’océan) et SLSTR (température de surface de la mer). La particularité de ces capteurs est que leurs images seront co-enregistrées et que leurs fauchées se recouperont. De plus, une chaîne de traitement hybride aux deux capteurs permettra l’obtention de produits de niveau 1C. Cela ouvre donc des perspectives très intéressantes pour l’étude des eaux côtières à l’aide de la fusion des données de ces deux capteurs.

Le but de la thèse sera donc de développer une méthode de correction atmosphérique innovante en prenant en compte les informations fournies par les deux capteurs OLCI et SLSTR. Le capteur SLSTR permettra de déterminer les modèles d’aérosols grâce à ses 3 longueurs d’onde SWIR : 1.375, 1.61 et 2.25 nm dans les eaux modérément à fortement turbides. Les données du capteur OLCI seront utilisées pour déterminer le signal marin dans les longueurs d’onde visibles et dans les eaux claires et ouvertes. Cette nouvelle méthode innovante permettra de mieux caractériser la variabilité de la lumière disponible dans les zones côtières, lumière qui permet de déterminer la concentration des constituants océaniques et leurs propriétés optiques et donc la qualité des eaux marines.

Cette thèse se déroulera dans le cadre du groupe de travail de validation de OLCI dont l’équipe d’accueil est référencée comme participante auprès de l’ESA et d’un projet financé par le Centre National d’Etudes Spatiales pour les trois prochaines années. La méthode développée sera validée dans les trois zones d’intérêt pour l’équipe d’accueil : Manche/Mer du Nord, Guyane, Vietnam. Le doctorant participera, donc aussi, à des campagnes en mer afin de collecter des mesures radiométriques qui permettront de valider les produits satellites classiques et développés dans le cadre de thèse du capteur OLCI. Enfin, étant donné que l’ESA a prévu de lancer une série de 3 satellites d’ici les 15 prochaines années, cette méthode pourra être utilisée pour suivre la variabilité à long terme des eaux côtières et donc d’étudier l’impact des changements climatiques.