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Soutenance de thèse de Stefka Stancheva

Le 13 janvier 2016 à 14h à l’amphi IRI-IRCICA à Villeneuve d’ascq

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Stefka Stancheva Doctorante au sein du Laboratoire d’Océanologie et de Géosciences (LOG) soutiendra publiquement sa thèse intitulée :

Etude de l’interaction entre les nanoparticules et les copépodes

Date : Mercredi 13 janvier 2016 à 14h

Lieu : à l’amphi IRI-IRCICA à Villeneuve d’ascq

Directeurs :

- Prof. Sami Souissi (Lille1)
- Dr. Rabah Boukherroub(IEMN)

Rapporteurs :

- Mme Catherine MOUNEYRAC, Professeur, l’Université Catholique de l’Ouest
- Mme Chantal PICHON, Professeur, Université d’Orléans

Examinateurs :

- Mme. Michèle TACKX, Professeur, Université Paul Sabatier, Toulouse
- M. Tuami LASRI, Professeur, Université Lille 1

Résumé :

Ce travail de thèse a été effectué en collaboration entre l’équipe Nanobiointerfaces de l’IEMN et LOG de Wimereux. Cette thèse CIFRE est financée par PFI Nouvelles Vagues à Boulogne sur Mer et portera deux volets dont un confidentiel (soutenance à huis-clos).
Les copépodes sont des petits crustacés qui représentent la nourriture naturelle de la plupart des stades larvaires de poissons et d’autres organismes aquatiques. Malgré l’importance des copépodes dans le cycle naturel du développement des poissons, les écloseries marines se basent sur d’autres proies vivantes comme les rotifères et les artémies qui ont montré leurs limitations. Dans ce contexte, l’intérêt de l’industrie vers l’aquaculture devient de plus en plus grand. En effet, les copépodes sont utilisés comme bio-tests ou bio-indicateurs de la qualité de l’eau et ceci compte tenu de leur sensibilité et réponse rapide aux facteurs environnementaux (pollution, anoxie, etc.). Ils représentent donc un grand intérêt pour développer diverses applications scientifiques, environnementales et industrielles.
L’étude portera sur l’interaction entre des nanoparticules de nature différentes et les copépodes. Nous proposons deux types de nanoparticules comme vecteur de molécules d’intérêt ou des polluants chez les copépodes.
Dans une première partie, nous avons effectué une étude de nano-écotoxicologue sur l’espèce de copépode Acartia tonsa. Pour cela nous avons synthétisés des nanocapsules lipidiques de taille moyenne de 50 nm et nous avons étudié leur stabilité dans l’eau de mer pour des salinités différentes. Nous avons chargé ces nanocapsules avec des polluants lipophiles comme les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAPs) et des polychlorobiphényles (PCBs) et nous avons étudié leurs effets sur la survie et la reproduction de la population. Nous avons observé des effets négatifs à des concentrations beaucoup moins élevée que des études faites auparavant dans la littérature scientifique. En effet les polluants lipophiles sont introduits généralement dans l’eau en utilisant divers solvants comme l’acétone mais l’acétone en elle-même peut avoir des effets toxiques sur les populations aquatiques. Nous avons démontré que ces nanocapsules sont ingéré par le copépode via l’encapsulation d’un traceur lipophilique fluorescent dans les nanocapsules lipidiques. Nous avons démontré que ces nanocapsules peuvent ainsi être utilisées comme un vecteur chez les copépodes.
Dans une seconde partie, l’étude porte sur une méthode de synthèse en grand quantité des nanoparticules de type polysaccharidiques fonctionnalisés avec des molécules d’intérêts bénéfiques pour les copépodes. Nous avons suivi la stabilité de ces particules dans l’eau de mer. Les effets positifs sur les copépodes ont été mesurés en suivant la reproduction des femelles en petite échelle. Nous avons démontré que ces nanoparticules peuvent ainsi être utilisées comme vecteur pour des molécules hydrophiles.