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Soutenance de thèse de Mohamed-Sofiane Mahjoub, 18/10/2010

Lundi 18 octobre 2010

par Valérie PLOUVIN - publié le

M Mohamed-Sofiane Mahjoub, doctorant en cotutelle à l’Université de Lille1 et à la National Taiwan Ocean University, soutiendra publiquement sa thèse intitulée :

Interactions prédateur-proie en milieu calme et milieu turbulent : études expérimentales sur des poissons planctonophages

Discipline : Géosciences, Ecologie, Paléontologie et Océanographie

Date : Lundi 18 octobre 2010 à 15h

Lieu : National Taiwan Ocean University, Keelung, Taiwan (ROC)

JURY :

Directeur de Thèse : Sami Souissi, Professeur, Université Lille 1 Sciences et Technologies Jiang-Shiou Hwang, Professeur, National Taiwan Ocean University

Co-encadrant : François Schmitt, DR CNRS, Université Lille 1

Rapporteurs : Chong Kim Wong, Professeur, Université Chinoise Hong Kong, Myron Arms Peck, Professeur, Université Hambourg Allemagne

Membres : Wen-Tseng Lo, Professeur, National Sun Yat-sen University Taiwan

Invités : Syuhei Ban, Professeur, The University of Shiga Prefecture Japan

Résumé :

Les relations prédateur-proie entre larves et juvéniles de poissons d’une part et proies planctoniques d’autre part ont été étudiées expérimentalement. Dans un premier temps, nous avons réalisé des expériences de prédation à petite échelle pour étudier la flexibilité du comportement natatoire des larves de poissons ainsi que l’effet du comportement des zooplanctonctes sur l’interaction prédateur-proie. Des techniques vidéo standard en 2D et 3D ont été utilisées pour déterminer les taux d’ingestion ainsi que les taux de capture à l’échelle de l’individu. Les nages des prédateurs et des proies ont été caractérisées par des descripteurs échelle-dépendants (vitesse, accélération, distance d’attaque, NGDR) et échelle-indépendants (dimension fractale et analyse multifractale). Les résultats ont montré que les larves de poissons passaient d’une nage anisotropique multifractale en absence de proies, à une nage isotropique orientée vers de petits volumes en présence de proies. Ce comportement servirait à optimiser les taux de rencontre dans le milieu naturel où les proies sont distribuées de manière multifractale. Nos résultats ont montré que le comportement de nage affecte non seulement le taux de rencontre mais aussi le succès de capture. En effet, les trajectoires les plus complexes avec des attaques lointaines étaient les moins fructueuses. Enfin, l’étude de l’effet du comportement de nage des proies sur leur vulnérabilité à la prédation a confirmé les résultats théoriques selon lesquels les proies les plus rapides seraient les plus susceptibles à être détectées par les prédateurs. La deuxième partie de ce travail a été dédiée à l’étude expérimentale en grand volume de l’effet de la turbulence sur les performances de prédation des larves de poissons. L’étude des contenus stomacaux de poissons exposés à des niveaux de turbulence croissants ont révélé que la turbulence était préjudiciable aux taux d’ingestion quand les proies proposées étaient non-évasives (Artemia sp.). De plus, il a été démontré que la turbulence réduisait les maxima des taux d’ingestion par les larves de poissons. Enfin, quand les prédateurs sont présentés à des proies évasives (copépodes vivants), les niveaux intermédiaires de turbulence ont été bénéfiques. En effet, à des niveaux turbulents intermédiaires, les avantages dus à la diminution de la capacité de perception chez les proies semblent dépasser les inconvénients de la diminution du succès de poursuite.