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Soutenance de thèse de Mme Emilie Houliez 25/09/2012

Mardi 25 septembre 2012

par Valérie PLOUVIN - publié le , mis à jour le

Houliez Emilie, doctorante en Géosciences, Ecologie, Paléontologie, Océanographie au sein du LOG à Wimereux, soutiendra publiquement sa thèse intitulée :

(Contrôle de l’activité photosynthétique du phytoplancton en milieu côtier - Utilisation de la fluorescence sprectrale et de la fluorimètrie modulée :)

Date : Le mardi 25 septembre 2012 à 9H00

Lieu : Salle de Conférence de la MREN, LOG UMR CNRS 8187, 32 avenue Foch, 62930 WIMEREUX

JURY :

Directeur de Thèse :
Schmitt François, DR CNRS , Université de Lille1

Responsable scientifique :
Lizon Fabrice, Maître de Conférences - Université de Lille1

Rapporteurs :
Lagadeuc Yvan - Professeur, Université de Rennes1
Forster Rodney - Marine Scientist - CEFAS

Membres :

Artigas Felipe - Maître de Conférences - Université du Littoral Côte d’Opale

Lefebvre Sébastien - Professeur - Université de Lille1

Peperzak Louis - Marine Scientist - Royal Netherlands Institute for Sea research

Queguiner Bernard - Professeur - Université de Méditerranée

Résumé :

Ce travail de thèse avait pour objectif de caractériser la dynamique et le contrôle de l’activité photosynthétique du phytoplancton à différentes échelles, dans un écosystème côtier macrotidal (le Détroit du Pas-de-Calais). Pour atteindre ces objectifs, notre choix méthodologique s’est porté sur l’utilisation de la fluorescence spectrale et de la fluorimétrie modulée.
Dans un premier temps, l’efficacité et l’adéquation de ces méthodes vis-à-vis des principaux groupes phytoplanctoniques de la Manche orientale ont été testées. Puis, la variabilité spatiale et temporelle à différentes échelles des paramètres photosynthétiques a été étudiée par fluorimétrie modulée (Pulse Amplitude Modulation fluorometry), entre Septembre 2008 et Aôut 2010, et reliée aux changements des conditions environnementales.
Il a été montré que le niveau de variabilité et les facteurs de contrôle des paramètres photosynthétiques dépendent de l’échelle considérée.
Au niveau spatial, aucun gradient des paramètres photosynthétiques n’a pu être mis en évidence entre la côte et le large. Par opposition, au sein de la colonne d’eau, des variations du rendement quantique maximum (Fv/Fm), du taux de transport maximum des électrons (ETRm) et du coefficient de saturation lumineuse (Ek) ont pu être observées entre les eaux de surface et les eaux du fond avec une variabilité plus marquée à la côte. Ces variation au sein de la colonne d’eau semblent liées à l’histoire lumineuse des cellules en lien avec la profondeur.
Au niveau temporel, différentes échelles ont été investiguées. Aux courtes échelles de temps (de l’échelle horaire à l’échelle d’un cycle de marée mortes-eaux / vives-eaux), des variations considérables des paramètres photosynthétiques ont été observées. Les conditions lumineuses et la disponibilité en nutriments étaient les principaux facteurs de contrôle. Aux plus grandes échelles de temps (de la semaine à l’échelle pluriannuelle), aucun cycle saisonnier de Fv/Fm, α et ETRm n’a pu être observé. Seul Ek, semblait suivre les variations saisonnières de la lumière sauf en été où les variations de ce paramètre étaient faibles par rapport aux changements de l’intensité lumineuse. A ces échelles, les interactions entre les successions des communautés phytoplanctoniques et les changements de lumière, de température et de disponibilité en nutriments contrôlaient la variabilité de l’activité photosynthétique.