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Soutenance de thèse de Marie Cachera

Le mercredi 18 décembre 2013 à 14h30

par Valérie PLOUVIN - publié le

Marie Cachera, Doctorante au sein du Laboratoire d’Océanologie et de Géosciences (LOG) soutiendra publiquement sa thèse intitulée :

Implications des traits morphologiques et fonctionnels pour les relations trophiques dans les communautés de poissons et l’architecture du réseau trophique marin

Implications of morphological and functional traits for trophic relationships within fish communities and marine trophic network architecture

Date : Le 18 décembre 2013 à 14h30

Lieu : Amphitheatre de l’IUT-ULCO Bassin Napoléon, Quai Masset, 62327 Boulogne Sur Mer

Pour ceux qui ne pourraient pas assister à la soutenance, Marie Cachera effectuera également une pré-soutenance le lundi 16 décembre à 9h00 en salle de réunion de l’Ifremer Boulogne.

JURY :

Directeur :

- Pr Sébastien Lefebvre

Co-encadrant :

- Dr. Bruno Ernande

- Dr. Ching Villanueva

Examinateurs :

- Dr. Didier Paugy

- Dr. François le Loc’h

Rapporteurs :

- Dr. Nathalie Niquil

- Pr. Peter Eklöv

Résumé :

Un thème actuel en écologie est de comprendre la contribution de la biodiversité au fonctionnement des écosystèmes, notamment comment la variation inter- et intra-spécifique des traits affecte les interactions trophiques, l’organisation trophique des communautés, et l’architecture des réseaux trophiques. Historiquement, la morphologie a été considérée comme un déterminant majeur de l’écologie des organismes et, dans une perspective fonctionnelle, est supposée influencer les relations trophiques et les autres fonctions écologiques des espèces.
Cette thèse visait à étudier l’organisation trophique d’une communauté de poissons marins et sa relation avec la variation intra- et inter-spécifique des traits morphologiques et fonctionnels. Le réseau trophique associé dévoile une structure en méta-communauté comprenant deux sous-réseaux le long du gradient côte-large. La largeur de la niche trophique spécifique croit avec la variation de la niche trophique individuelle, un patron en partie lié à l’identité fonctionnelle des espèces et au sexe, à la taille et à l’habitat des individus. La morphologie des espèces, non leur phylogénie, se révèle un indicateur parfait de leur identité fonctionnelle. Enfin, la morphologie parait être la principale source de variabilité des relations trophiques individuelles dans l’assemblage mais une large part de variation inexpliquée suggère l’omission de facteurs cruciaux, dont le comportement. Ces résultats permettent de mieux comprendre le rôle de la diversité morphologique et fonctionnelle sur la structure des réseaux trophiques marins et pourraient aider à prédire leurs dynamiques spatio-temporelles ainsi que leurs réponses aux perturbations.

A current issue in ecology is to understand the contribution of biodiversity to ecosystem functioning and notably to comprehend how inter- and intra-specific trait variation affects trophic interactions between individuals and species, the trophic organization of communities and trophic network architecture. Particularly, morphology has historically been considered as a main determinant of organisms’ ecology, which led to the field of ecomorphology, and, from a functional perspective, is expected to influence trophic relationships and other
ecological functions performed by species.
This thesis aimed at studying the trophic organization of a marine fish community and its dependency on morphological and functional trait variation between and within species. The associated trophic network revealed a meta-community structure, including two sub-networks along a coastal-offshore gradient. Species trophic niche breadth and individual trophic niche variation increased together, a pattern relying partly on species functional identity and the sex, body size and habitat of individuals. Contrary to phylogeny, species morphology was a relevant proxy for functional identity. Finally, morphology seemed the main source of variability in individual trophic relationships within the assemblage, but a large part of diet variation remained unexplained suggesting that critical factors had been neglected, notably behaviour. These results allow understanding better the role of morphological and functional diversity in the structure of marine trophic networks and may help to predict their spatiotemporal dynamics and their responses to perturbations.