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Soutenance de thèse de Griet Neukermans, 18/04/2012

Mercredi 18 avril 2012

par Valérie PLOUVIN - publié le

Mme Neukermans Griet, doctorante au LOG soutiendra publiquement sa thèse intitulée :

"Les particules en suspension dans les eaux côtières turbides : estimation par mesures in situ et depuis l’espace"

JURY :

Directeur de thèse :
Hubert Loisel

Rapporteurs :
David Antoine (LOV)
Michael Twardowski (WET Labs)

Membres :
François Schmitt (LOG)
Jean-François Berthon (JRC)
Emmanuel Boss (UMaine)

Date : Mercredi 18 avril 2012 à 14H00

Lieu : Salle de conférence à la Maison de la Recherche en Environnement Naturel, Wimereux

Le résumé :

Les particules en suspension dans l’eau de mer incluent les sédiments,le phytoplancton, le zooplancton, les bactéries, les virus, et des détritus. Dans les eaux côtières, ces particules, communément appelés matière en suspension (MES), ont une large variabilité spatiotemporelle sous l’effet des vents et des marées. La concentration de MES, [MES], peut être obtenue à partir de capteurs optiques
enregistrant la diffusion et déployés soit de manière in-situ, soit à partir d’un satellite dans l’espace. Depuis la fin des années 70, les satellites « couleur de l’eau » permettent d’établir des cartes de [MES] globales, avec une fréquence d’une image par jour pour la mer du Nord. Ce travail a pour objectives d’acquérir une meilleure connaissance de la variabilité de la relation entre la [MES] et la lumière diffuse, et d’établir des cartes de [MES] dans la mer du Nord avec le capteur géostationnaire météorologique Européen (SEVIRI), qui donne des images chaque 15 minutes.
La variabilité de la relation entre la [MES] et la lumière diffuse est étudiée à l’aide des données in-situ. Nous démontrons que la [MES] est le mieux estimée à partir des mesures dans l’intervalle rouge du spectre de lumière rétro-diffuse et que la relation entre la [MES] et la rétrodiffusion est gouvernée par la composition des particules. Nous démontrons aussi qu’avec SEVIRI il est possible d’estimer la [MES], la turbidité et le coefficient d’atténuation verticale, avec généralement une bonne précision. Bien qu’il y ait d’importantes incertitudes dans les eaux claires, cette réussite est remarquable pour un capteur météorologique initialement conçu pour le suivi des nuages et des masses glacières, cibles beaucoup plus brillantes que la mer ! Ce travail démontre pour la première fois que la variabilité de la [MES] à l’échelle temporelle des marées dans les eaux côtières de la Mer du Nord peut être mesurée par le biais de la télédétection. Ce travail nous permet de préparer, de façon optimale, l’arrivée des capteurs géostationnaire couleur de l’eau
qui vont révolutionner l’océanographie optique.