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Soutenance de thèse d’Isabelle Rombouts 8/12/2009

le 8 Décembre 2009

par Valérie PLOUVIN - publié le

Isabelle Rombouts Doctorat de l’Université Paris 6 soutiendra publiquement sa thèse intitulée :

Variation géographique a grande échelle de la diversité des copépodes par rapport a la variabilité environnementale

Date : le 8 Décembre 2009 à 14h30

Lieu : Au Laboratoire d’Océanographie de Villefranche (LOV)

JURY :

Directeur de thèse :
Frédéric Ibanez (MCF, Université Paris 6)

Co-directeur de thèse :
Gregory Beaugrand (CR, CNRS)
Louis Legendre (DR, CNRS)

Resumé :
Dans le contexte actuel du changement climatique, les études sur l’influence des paramètres environnementaux et de leurs impacts sur la diversité sont essentielles dans le but d’appréhender les altérations de cette diversité marine par le changement global. Les observations répétées des distributions latitudinales de la diversité, principalement en milieu terrestre, suggèrent que des mécanismes communs pourraient être responsables de leur formation et de leur maintien. Cette étude se focalise sur la manière dont la diversité des copépodes est influencée par l’environnement, première étape vers la compréhension de leur distribution, et leur réponse aux changements hydro-climatiques. Les résultats obtenus montrent que la distribution latitudinale de la diversité ne diminue pas de façon symétrique de l’Equateur aux Pôles, mais un large plateau au niveau de l’Hémisphère Sud et à l’inverse, un pic dans les latitudes subtropicales de l’Hémisphère Nord. Cette asymétrie de la diversité des copépodes est susceptible d’être influencée par la disponibilité en énergie pour les organismes, elle-même régulée par les forçages climatiques actuels dans la région équatoriale, à savoir la Zone de Convergence Inter-Tropicale. Cette étude montre que la température océanique peut expliquer 54% de la variation de la diversité et qu’une forte corrélation avec les distributions à grande échelle des copépodes existe. Alors que la force de la relation entre la diversité et la température a été démontrée, les liens sous-jacents entre l’énergie disponible et la diversité restent insaisissables. Par conséquent, la Théorie Métabolique en Ecologie (MTE) a été testée afin d’expliquer les possibles mécanismes de distributions des copépodes à l’échelle mondiale. Les pentes de régression dévient des valeurs prévues par la théorie et cette différence quantitative met l’accent sur la nécessité d’amélioration de la MTE pour expliquer les motifs de la diversité à grande échelle. Enfin, la variation spatio-temporelle dans les relations diversité - température a été examinée au sein de biomes pouvant présenter une vulnérabilité régionale causée par le réchauffement climatique. Les résultats montrent que malgré la relation positive entre la diversité annuelle et les températures de surface de l’océan, la variabilité spatiale est moins évidente. En conclusion, les influences majeures du climat et de la disponibilité en énergie sont susceptibles de jouer un rôle important sur les variations géographiques à grande échelle de la diversité des copépodes, et que le rôle de la température sur la diversité reste un phénomène omniprésent et complexe