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Soutenance de thèse d’ Eric Goberville 15/12/2010

Mercredi 15 décembre 2010

par Valérie PLOUVIN - publié le , mis à jour le

M Eric Goberville doctorant à l’Université de Bordeaux 1, soutiendra publiquement sa thèse intitulée :

(Evolution décennale des zones côtières:Forçages climatiques / Forçages anthropiques :)

- Date : Mercredi 15 décembre 2010 à 14h00

- Lieu : Université de Bordeaux 1, bâtiments A29 / Amphi. A

- JURY :

Directeurs de Thèse : Benoît Sautour, Grégory Beaugrand, Paul Tréguer.

Rapporteurs : Stéphane Blain, James E.Cloern.

Membres : Philippe Bertrand, Jean-Philippe Labat, Pascal Morin, Christophe Luczack.

Résumé :

Ne couvrant que 8% de l’océan mondial mais offrant 85% des ressources marines exploitées, les systèmes côtiers sont d’importantes plaques tournantes d’échanges de matières et d’énergie, jouant un rôle capital dans les cycles biogéochimiques. De plus, ces milieux sont marqués par une forte hétérogénéité spatio-temporelle des facteurs environnementaux, contribuant ainsi à leur complexité. Au cours des dernières décennies, les changements globaux s’exerçant sur ces systèmes sont devenus si intenses, que la mise en place de réseaux d’observation à long-terme est devenue cruciale afin d’extraire les grandes tendances et de prédire les changements potentiels. La question de l’identification de la réponse spécifique de ces zones d’interfaces littorales reste cependant posée. En France, le suivi des paramètres physiques et chimiques des eaux côtières est assuré depuis 1997 par le programme SOMLIT (Service d’Observation en Milieu LIToral). L’objectif de cette thèse est de donc caractériser l’évolution physico-chimique, à l’échelle décennale, des systèmes côtiers français et d’estimer les parts respectives de la variabilité naturelle et de l’influence anthropique. Dans un premier temps, l’analyse de ces séries chronologiques montre que les systèmes côtiers français présentent une variabilité temporelle importante, liée en partie aux fluctuations hydro-climatiques à méso-échelle, mais également à des échelles plus régionales. Dans un deuxième temps, le développement d’une nouvelle procédure multivariée non paramétrique, aboutissant à la construction d’états de référence relatifs et à la détection rapide des changements, permet de quantifier le phénomène de fertilisation en nutriments. Il est montré que la fertilisation peut être fortement influencée par le forçage climatique. Dans un troisième temps, après soustraction de la part de variabilité climatique naturelle, des indicateurs de fertilisation anthropique sont proposés, permettant la quantification de l’impact des activités humaines sur les systèmes côtiers français. Ce travail propose une nouvelle approche qui permet de détecter dès que les données deviennent accessibles les perturbations potentielles dans tous types de systèmes, avec plus particulièrement pour objectif de répondre aux attentes, scientifiques et sociétales, d’une gestion adaptée des milieux côtiers.