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Soutenance de thèse d’Aurélie Maspataud, 10/02/2011

Jeudi 10 février 2011

par Valérie PLOUVIN - publié le

Mlle Maspataud Aurélie, doctorate dans la discipline GEPO (Géosciences, Ecologie, Paléontologie, Océanographie), soutiendra publiquement sa thése intitulée :

Impacts des tempêtes sur la morphodynamique du profil côtier en milieu macrotidal

Date : jeudi 10 février à 9h30

Lieu : En salle de conférences à la Mren de Wimereux

Spécialité : Morphodynamique Littorale

JURY :

Directeur de thèse :
Marie-Hélène RUZ, Professeur, Université du Littoral, Directrice
Arnaud HEQUETTE, Professeur, Université du Littoral, Co-directeur

Rapporteurs :
Franck LEVOY, Professeur, Université de Caen Basse Normandie
Nadia SENECHAL, Maître de Conférences HDR, Université Bordeaux I

Membres :
Stéphane COSTA, Professeur, Université de Caen Basse Normandie
Philippe LARROUDE, Maître de Conférences, Université Joseph Fourier Grenoble I
Alain TRENTESAUX, Professeur, Université de Lille I

Résumé :

Le littoral Est dunkerquois, comme la plupart des côtes méridionales de la Mer du Nord, est constitué de larges plages sableuses à barres intertidales et de dunes côtières, qui protègent des zones basses densément peuplées particulièrement
vulnérables dans le contexte actuel de montée du niveau marin associée au changement climatique. Les objectifs de ce travail et la démarche méthodologique adoptée reposent sur une approche à plusieurs échelles spatiales et temporelles
afin dévaluer l’impact des tempêtes sur l’évolution d’une côte basse macrotidale à fetch limité. A l’échelle évènementielle, les mesures ont souligné une réponse morphologique très différente de la côte face aux conditions énergétiques et tempétueuses, sur deux secteurs d’étude situés à 4 km de distance. Cette réponse très contrastée se traduit par des conditions hydrodynamiques différentes sur les deux sites, avec un secteur Ouest plus sensible à l’érosion que le secteur Est, plutôt stable voire en accrétion. Sur une échelle saisonnière à pluriannuelle, l’évolution de la côte et notamment sa capacité à se reconstruire durant les phases post-érosives a été mise en évidence, soulignant notamment l’efficacité des transports éoliens dans l’alimentation et la cicatrisation des dunes. A moyen terme, de 1957 à 2010, l’évolution du trait de côte a montré une grande variabilité à la fois spatiale et temporelle, qui semble être expliquée par une variabilité spatiale de l’énergie de la houle à la côte, en partie liée à la bathymétrie de l’avant-côte, mais aussi par les variations des forçages météo-marins et des interventions anthropiques locales. Certaines conditions météorologiques plus morphogènes ont été mises en évidence, telles que des vents persistants de secteur N-NW soufflant à plus de 8 m/s pendant plus de 48 heures, par exemple. Les mesures réalisées dans cette étude ont également permis la mise en place et la validation de deux codes morphodynamiques de modélisation à court terme de la réponse de la côte aux évènements de tempête, SBEACH et X-BEACH, qui ont tous deux donné des résultats cohérents sur le littoral étudié. Si le premier restitue mieux l’évolution morphodynamique et le second les condition hydrodynamiques mesurées, ils restent tous les deux pertinents voire complémentaire