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Soutenance de thèse d’Adrien Crapoulet

Mercredi 2 septembre 2015 à 14h

publié le

Adrien Crapoulet , Doctorant au sein du Laboratoire d’Océanologie et de Géosciences (LOG) soutiendra publiquement sa thèse intitulée :

Evolution du trait de côte, bilan sédimentaire et évaluation des zones à risques sur le littoral du Nord-Pas-de-Calais : analyse multi-échelles par LiDAR aéroporté

Date : Le Mercredi 2 septembre 2015 à 14h

Lieu : à la MREN salle de conférence Wimereux

JURY :

Directeur de thèse :

- M Arnaud HEQUETTE

Rapporteurs :

- M Franck LEVOY

- M Serge SUANEZ

Membres :

- Yvonne BATTIAU-QUENNEY
- Rosalia DELGADO
- Marie-Hélène RUZ
- Alain TRENTESAUX

Résumé :
Les plages sableuses et les dunes côtières occupent encore de nos jours une place importante dans la zone côtière du Nord-Pas-de-Calais. Ces accumulations sableuses, qui sont parfois le seul rempart protégeant les zones basses de la plaine côtière des submersions marines, sont des milieux particulièrement vulnérables dans le contexte actuel de l’élévation du niveau de la mer associée au changement climatique. Les objectifs principaux de la thèse étaient d’analyser les variations du trait de côte et du bilan sédimentaire à l’échelle régionale, d’apprécier le rôle des variations du volume sédimentaire sur la stabilité de la ligne de rivage, et d’évaluer les zones les plus menacées par les risques littoraux dans un avenir proche, ce travail reposant en grande partie sur l’utilisation de données topographiques acquises par Lidar aéroporté entre 2008 et 2014 ainsi de photographies aériennes de 1963 à 2009. L’analyse de l’évolution du trait de côte a montré des évolutions contrastées, que ce soit spatialement ou temporellement. En effet, plusieurs portions de littoral ont connu une progradation du trait de côte à long terme, comme à court terme, tandis que d’autres sites ont subi un très fort recul à l’échelle de plusieurs décennies, mais aussi ces dernières années. La comparaison entre l’évolution du trait de côte et le volume initial du haut de plage en 2008, a montré que les reculs les plus importants se sont essentiellement produits dans les secteurs où l’on pouvait observer une absence de haut de plage à marée haute. Sur plusieurs sites, nos résultats suggèrent également qu’à partir d’un volume seuil de sédiments sur le haut de plage, le trait de côte est stable ou montre une tendance à la progradation vers le large. La cartographie de l’aléa de submersion marine à l’horizon 2050, prenant en compte la hausse du niveau marin liée au changement climatique, a montré clairement des franchissements du cordon dunaire sur plusieurs sites. Cette cartographie étant établie sur les données topographiques les plus récentes, à savoir décembre 2013 et janvier 2014, ces submersions potentielles ont une forte probabilité de se produire bien plus tôt que l’année 2050 en raison des forts taux d’érosion constatés sur certains massifs dunaires. Le calcul des bilans sédimentaires de l’ensemble du littoral régional, a montré, dans l’ensemble, une tendance à l’accrétion. Cette accrétion est d’autant plus significative pour le haut de plage et les dunes côtières, hormis pour quelques sites qui connaissent un grave déficit sédimentaire (particulièrement dans la baie de Wissant et sur la rive nord de la baie de l’Authie). Ces résultats suggèrent que la côte du Nord-Pas-de-Calais ne se trouve pas dans une situation de pénurie sédimentaire mais connaitrait plutôt une accumulation sur la majeure partie de son linéaire côtier.