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Soutenance de thèse Maud Moison, 15/12/2009

Mardi 15 décembre 2009

par Valérie PLOUVIN - publié le

Maud Moison soutiendra publiquement sa thèse intitulée :

Approche expérimentale et numérique du comportement individuel de Temora longiconrnis, copépode typique de la Manche Orientale : réponses aux forçages biotiques et abiotiques

Date : Le 15 décembre 2009 à 8h45

Lieu : A la MREN à Wimereux

JURY :

Directeur de thèse :
François SCHMITT (DR, CNRS) directeur

Sami SOUISSI (PR, Université Lille 1) co-directeur

Rapporteurs :
François CARLOTTI (DR, CNRS)
Micky TACKX (PR, Université de Toulouse)

Membres :
Jean-Claude DAUVIN (PR, Université Lille 1)
Joëlle FORGET-LERAY (PR, Université du Havre)
Koenraad MUYLAERT (MCF, KU Leuven)

Résumé :
L’objectif de cette étude est de caractériser les réponses comportementales de l’espèce calanoïde Temora longicornis (Müller, 1792), copépode typique de la Manche orientale, en relation avec les différents forçages biotiques et abiotiques de ce milieu grâce à l’utilisation de différentes méthodes statistiques.
C’est pourquoi, des expériences en laboratoire ont été menées sur deux fronts. Dans un premier temps, l’effet de différents facteurs physico-chimiques (température et salinité) et la présence de proies ont été testés isolément et en milieu contrôlé, sur des mâles et femelles adultes. Parallèlement, un suivi régulier du comportement à été réalisé pendant 2 ans. Les données obtenues (coordonnées spatiales verticales et horizontales extraites des trajectoires) ont éte étudiées par le biais de nouvelles approches statistiques en utilisant des méthodes provenant des domaines de la théorie de l’information et de la physique statistique, et par le biais d’analyses symboliques de différents états de nages.
Chez ce copépode calanoïde la nage consiste en des successions de périodes de repos et d’exploration interrompues par des sauts rapides. Si la variation de la salinité ne provoque pas de modification notable du comportement et donc ne semble pas constituer un stress majeur pour cette espèce, il n’en est pas de même pour la température. et la disponibilité en proies. En conséquence, l’influence de ces facteurs et la grande variabilité du milieu côtier en manche orientale tant du point de vue physique que biologique peuvent expliquer la variation du comportement observée lors du suivi saisonnier.
De cette manière, nous avons pu caractériser le comportement de T. longicornis et l’influence des conditions extérieures sur leurs différentes stratégies d’exploration de l’environnement. Ces résultats mettent en lumière la grande sensibilité et la flexibilité du comportement de ces organismes face aux variations de la structure milieu ainsi que leur capacité d’adaptation.