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Soutenance de thèse Aurélie Foveau, 14/12/2009

Lundi 14 décembre 2009

par Valérie PLOUVIN - publié le

Mme Aurélie Foveau (Doctorat de l’Université de Lille 1) soutiendra publiquement sa thèse intitulée :

Habitats et communautés du bassin oriental de la Manche : Etat des lieux au début du XXIe siècle

Date : Le lundi 14 décembre 2009 à 14 h

Lieu : Salle de conférences à la station marine de Wimereux

JURY :

Directeur de thèse :
Jean-Claude Dauvin (PR, Université de Lille 1)
Nicolas Desroy (Cadre, Ifremer) co-directeur de thèse

Rapporteurs :
Steven Degraer (Royal Belgian Institute of Natural Sciences)
Christian Hily (CR, CNRS)

Membres :
Roger Coggan
François Schmitt
Alain Trentesaux
Jean-Marie Dewarumez

Résumé :

Cette étude est consacrée à la réactualisation de la distribution spatiale des communautés macrobenthiques du bassin oriental de la Manche au début des années 2000, avec une comparaison avec celles identifiées par L. Cabioch et ses collaborateurs pour la période 1971-1976. La distribution des communautés macrobenthiques étant régie pro parte par la couverture sédimentaire, la nature des fonds de la Manche orientale a été caractérisée et cartographiée à partir de la classification de Folk pour les deux périodes étudiées. Une relative stabilité de la couverture sédimentaire a été mise en évidence : 69 % de la zone étudiée présentant peu ou pas de changements. Ces observations ont été mises en relation avec l’hydrodynamisme, facteur dominant et structurant de la couverture sédimentaire en Manche. Les zones où un changement est observable se situent dans les baies, à la sortie des estuaires et à proximité des zones connues de bancs de sable. Ensuite, les communautés macrobenthiques ont été analysées séparément pour chaque période puis comparées. Il s’est cependant avéré que la comparaison stricte entre les deux périodes était rendue impossible en raison d’importantes différences méthodologiques. Néanmoins, l’analyse des représentations spatiales a révélé que quatre unités cénotiques semblaient pérennes dans le temps : (1) l’assemblage des sables moyens dunaires ; (2) l’assemblage des sables grossiers ; (3) l’assemblage des graviers plus ou moins ensablés et (4) l’assemblagedes cailloutis. Les analyses, réalisées sur les deux derniers assemblages, ont montré que les différentes entités géographiques constituant ces assemblages sont distinctes à l’échelle du bassin oriental de la Manche. L’étude de la diversité biologique a montré que le bassin oriental de la Manche est une zone très riche (875 taxa récoltés sur 318 stations) et diversifiée (valeurs de l’indice de Shannon élevées : jusqu’à 6 bits). Cependant, la richesse spécifique reste sous-estimée. Enfin, la modélisation des habitats potentiels (volet prédictif de cette étude) de 22 espèces d’invertébrés benthiques a été développée. Globalement, les modèles d’habitats présentés sont en accord avec les observations faites sur le terrain : la plupart des espèces choisies pour la modélisation (exception faite des espèces affines des sables moyens et des sables fins) exploitent donc au mieux leur habitat.