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Soutenance de thèse Alexandra Spodar

par Valérie PLOUVIN - publié le

Alexandra Spodar Doctorante au sein du LOG soutiendra sa thèse intitulée :
Analyse morphodynamique de rechargements sédimentaires sur le littoral du nord de la France : le cas de la façade portuaire de Dunkerque

Date : 26 janvier 2018 à 9h00

Lieu : amphithéâtre de la Maison de la Recherche en Environnement Industriel (MREI 1), 189 A avenue Maurice Schumann, 59140 Dunkerque

Directrice de thèse :
- Ruz Marie-Hélène

Co-directeur de thèse :

- Héquette Arnaud

Jury :
Anthony Edward, Professeur, Université d’Aix-Marseille - Rapporteur
Certain Raphaël, Maître de conférences, HDR, Université de Perpignan - Rapporteur
Grégoire Pascal, Ingénieur Docteur, Grand Port Maritime de Dunkerque - Examinateur
Trentesaux Alain, Professeur, Université de Lille - Examinateur

Membres invités :

Brassart Grégory, Adjoint au chef de service Risques, Responsable de la mission sécurité défense, DREAL Hauts-de-France
Forain Nicolas, Responsable bureau d’études d’aménagement, Grand Port Maritime de Dunkerque

Résumé :

Afin de lutter contre l’érosion du littoral, les phénomènes de submersion marine ou encore d’inondations, des rechargements sédimentaires ont été réalisés au droit de certains ouvrages clés le long de la façade maritime du Grand Port Maritime de Dunkerque (GPMD). Dans le cadre de ce travail un état des lieux de cette pratique en France a été réalisé et a mis en évidence que bien que cette méthode de protection douce du littoral soit moins utilisée que dans certains pays européens comme la Belgique et les Pays-Bas, elle progresse notablement depuis une dizaine d’années. L’objectif principal de ce travail doctoral est d’analyser l’évolution de différents types de rechargements sédimentaires issus de sable de dragage le long d’ouvrages présentant un intérêt stratégique sur la façade portuaire de Dunkerque : 1) un rechargement de plage de 1,5 millions de m3 face à la digue des Alliés dans la station balnéaire de Malo-les-Bains, ouvrage qui protège plusieurs quartiers de Dunkerque des submersions marines, et 2) un rechargement subtidal de 3 millions de m3 face à la digue du Ruytingen à l’avant-port Ouest du GPMD. Des levés topographiques et bathymétriques successifs réalisés pendant trois ans (digue des Alliés) et quatre ans (digue du Ruytingen) ont permis d’établir des bilans sédimentaires des zones rechargées. Bien que ces bilans soient négatifs dans les deux cas, les pertes de sédiments restent néanmoins modérées comparativement à d’autres opérations de rechargement dans le monde, notamment en ce qui concerne le rechargement de la digue des Alliés dont le volume a diminué de 12,3 % en un peu plus de trois ans. Toutefois, pour les deux opérations, une zone d’érosion marquée a clairement pu être identifiée à l’ouest, tandis qu’une partie du sable est redistribué vers l’est sous l’effet des courants de marée et de la dérive littorale comme à Malo-les-Bains où la plage à l’est du rechargement bénéficie d’un apport sableux. Des campagnes de mesure hydrodynamique en zones intertidale et subtidale ont en outre montré que des sédiments pouvaient aussi être transportés vers le large sous l’action de courant de retour lors d’épisodes tempétueux de nord-est. La comparaison de l’évolution des deux rechargements, espacés d’une quinzaine de kilomètres seulement, a permis de mettre en évidence que le rechargement subtidal a perdu une plus grande proportion de son volume de sable que le rechargement de plage. L’analyse des forçages météo-marins a également montré que l’évolution morpho-sédimentaire de chaque rechargement dépend de leur exposition aux houles, le rechargement subtidal face à la digue du Ruytingen étant beaucoup plus exposé aux houles dominantes de secteur ouest que celui de Malo-les-Bains qui est beaucoup plus influencé par les houles de nord-est. Le critère de l’exposition du site sera donc à prendre en compte pour les futures opérations qui devraient être mises en œuvre.