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Soutenance de la thèse de M. Jaffre Mikaël (17/12/2012)

Lundi 17 décembre 2012 à 14h

par Valérie PLOUVIN - publié le

M. Jaffre Mikaël Doctorant au sein du Laboratoire d’océanologie et de Géosciences (LOG) soutiendra publiquement sa thèse intitulée

Changement climatique et migration des oiseaux, utilisation des données de migration active en France et en Europe.

Date : Lundi 17 décembre 2012 à 14h

Lieu : Station marine de Wimereux

Jury :

Directeur de thèse : M. LEPRÊTRE Alain & M. LUCZAK Christophe

Rapporteurs  : M. BÊTY Joël & M. LE GALL Olivier

Membres : JIGUET Frédéric, BEAUGRAND Grégory, GODET Laurent & DUBOIS Philippe J.

Résumé :

Ces dernières années, de nombreuses études ont mis en évidence que le cycle de vie et le comportement des organismes sont en train de changer en réponse au réchauffement climatique. Le modèle d’étude des oiseaux apparaît être un excellent témoin de ces changements et présente l’avantage d’être particulièrement bien documenté, grâce notamment à l’existence de séries de données biologiques sur de longues périodes. Parmi ces séries, celles recueillies sur les sites de suivi de la migration active sont particulièrement appropriées pour détecter les changements phénologiques et la tendance populationnelle des oiseaux migrateurs sur le long terme, et n’ont jusque là que très peu été considérées. Au cours de cette thèse, après avoir réalisé un inventaire exhaustif des sites de suivi de la migration active en France, nous avons déterminé les critères d’exploitabilité de ces données et les méthodes adaptées à leur utilisation. En analysant ces données, il a été mis en évidence chez les migrateurs courte-distance un allongement du temps de présence sur les sites de reproduction ainsi qu’un raccourcissement des distances de migration, laissant supposer une tendance à la sédentarisation à proximité des sites de reproduction. De plus, nous avons montré que ces changements du comportement migratoire ne s’opèrent pas systématiquement de façon linéaire, progressive, mais souvent de façon abrupte, soudaine, et synchrone (e.g. circa 1995). Une telle modification est à la fois la cause et la conséquence d’une réorganisation dynamique des écosystèmes qui opère notamment au travers des réseaux trophiques, témoignant d’une réponse à grande échelle des écosystèmes face au changement climatique.