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Séminaire de Jonathan Selleslagh

Mercredi 30 mars 2016 à 11h00 à Wimereux

publié le , mis à jour le

Séminaire de Jonathan Selleslagh (Université de Bordeaux, UMR EPOC, Station Marine d’Arcachon, équipe Ecotoxicologie Aquatique) intitulé :

Les écosystèmes estuariens : quels outils pour mieux connaître leur fonctionnement et qualité ?

Date : mercredi 30 mars 2016 à 11h00

Lieu : salle de conférences à Wimereux

Résumé :

Il est actuellement largement reconnu que les écosystèmes estuariens jouent de nombreuses fonctions écologiques (productivité, habitats halieutiques essentiels, etc.) et rendent de nombreux biens et services à l’homme. Ces écosystèmes côtiers sont également de plus en plus soumis à de fortes pressions anthropiques pouvant les affecter, et par conséquent altérer les populations halieutiques. Une meilleure compréhension du fonctionnement et une bonne évaluation de la qualité des écosystèmes estuariens est donc indispensable ; non seulement pour permettre aux gestionnaires de proposer des actions de management, mais aussi pour mieux appréhender leur évolution, leur trajectoire ainsi que leur résilience, notamment dans un contexte actuel de changement global. Mes travaux de recherche, qui visent à répondre à cette problématique générale, se sont axés sur la composante piscicole qui s’avère représentative du fonctionnement d’un écosystème de par sa position dans le réseau trophique. A travers cet exposé j’expose quelques outils qui permettent d’étudier le fonctionnement et la qualité des écosystèmes aquatiques. Les interactions trophiques, qui peuvent être décrite par des outils tels que l’analyse des contenus stomacaux et les isotopes stables du carbone et de l’azote, seront présentées pour décrire la connectivité et les fonctionnalités (trophiques) des habitats. Une fois intégrées dans des modèles trophiques de type Ecopath et couplées aux données de biomasse et dynamique des composantes biologiques, ces interactions trophiques permettent de décrire le fonctionnement des écosystèmes dans son ensemble. En parallèle à cela, j’ai développés des indicateurs allant de l’échelle individu (croissance des otolithes, rapport ARN/ADN, signature chimique des otolithes) à écosystème (indices de réseau ENA) permettant à la fois d’obtenir des indicateurs sensibles aux perturbations mais aussi beaucoup plus intégrateurs et fonctionnels ayant une forte significativité écologique. Des approches expérimentale et/ou comparative m’ont permis de valider ses indices afin de mieux interpréter leur application en milieu naturel.